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 Fabrication de gozzers

Le 01/06/2012 08:19:00 - Esches

Il est très simple et à la portée de nombreux pêcheurs de fabriquer ses gozzers soi-même. On n'a pas besoin d'en faire une quantité industrielle. Juste quelques-uns pour escher. On pourra toujours acheter ceux qui servent pour l'agrainage. L'avantage des gozzers maison sera la fraîcheur et la belle taille. Pour en produire, il suffira de construire une cage et d'y installer des mouches de gozzer. ( calliphora erythrocrephala ) Ces mouches vivent environ 20 à 30 jours. Il faudra les nourrir avec un peu d'eau et du sucre. Pour obtenir les premières mouches, conservez environ 30 gozzers "nature" que vous aurez acheté et transformé en caster puis en mouche.

 

 

La cage avec une ouverture battante vers le haut.

 

 

Pour l'ouverture, j'ai scié le bois puis je l'ai recouvert de caoutchouc pour éviter la fuite des mouches et en faire une charnière.

 

 

Le haut de la cage est recouvert d'une moustiquaire permettant l'aération et qui empêche la fuite des mouches.

 

 

L'intérieur de la cage avec l'eau dans le cendrier bleu, le sucre,  les casters, les mouches et un morceau de coeur de porc pour une ponte. ( photo prise à travers la moustiquaire )

 

 

Après une heure, il y a déjà une ponte importante. Ce sont les oeufs  en beige et de forme allongée.

 

 

Il suffira de déposer la ponte dans un seau au fond duquel vous aurez mis un peu de son.

 

 

Il faudra recouvrir le seau d'une moustiquaire pour éviter que d'autres mouches ne pondent sur la viande. N'oubliez pas chaque jour de nourrir les larves dès qu'elles bougent. Selon le temps qu'il fera, il faudra de 5 à 10 jours pour récolter vos gozzers.

Alors, amis Pêcheurs, il ne vous suffit plus que de fabriquer votre hôtel à mouche, d'affûter vos hameçons et de faire de grosses bourriches. En plus, de nombreux autres pêcheurs que vous pourrez croiser sur les berges vont vous envier vos gozzers maison.

 

Roland

 

 

 

 

 

 

 

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 Le brochet du Salmengrund

Le 26/12/2011 05:56:00 - Histoires de pêcheurs


 

- Mon ami Richard et moi, nous rendîmes au Salmengrund pour une partie à la graine. J'avais amorcé et bichonné un coup depuis plusieurs jours. A peine confortablement installés sur nos stations et après les opérations de sondage,

les touches se succédaient les unes aux autres. Tels des métronomes, nous sortîmes gardons et rotengles de la gravière. Les poissons étaient tous de très belle taille.

 

-Après trois bonnes heures de pêche ce fut la surprise. Il y eut un remous puissant et une grosse gueule de bandit s'empara du gardon que je ramenais à la surface de l'eau vers l'épuisette. Le bas de ligne se rompit et la ligne revint vers moi. Renforcé par la tension de l'élastique qui était sorti du scion, j'avais reçu la plombée en pleine figure. C'était un brochet énorme. Je m'étais alors écrié, le poing en l'air: " Tu vas me payer la casse ".

 

-Quelques instants plus tard, j'avais installé une ligne à brochet sur le coup. Un gardon d'une bonne centaine de grammes me servait de vif... la touche fut immédiate. Après un moment d'attente, j'ai ferré. Ce fut comme si j'avais accroché une bûche. Le frein du moulinet sifflait et la bobine se vidait de son fil. Après une promenade d'une trentaine de mètres, mon gangster se réfugia dans une grosse souche. En un quart d'heure j'avais essuyé deux casses provoquées par le même poisson. En plus de cinquante années de pêche je n'avais jamais vécu cela.

 

-J'avais continué à amorcer le coup et à prendre du gardon dans les jours qui suivirent. A chaque fois j'installais une ligne à brochet à coté de ma place amorcée. A chaque fois le flotteur s'agitait sous la traction du gardon qui tournait en rond. Mais rien ne se passait. Toutes sortes d'idées passaient dans ma tête. Je ne pouvais m'empêcher de penser que le " vorace " a déserté le coin. Mais d'un coup, la ligne partit. Je pris ma canne en main. Après un bon ferrage, je me suis rendu compte que je m'étais trompé. Il n'était pas parti ailleurs. C'était bien lui, le gangster. C'était bien lui le vorace. Comme de coutume il se réfugia dans sa souche. Bien sur, ce fut la troisième casse.

 

- Ce brochet devint aussi important pour moi que la bête du Gévaudan pour les habitants de la Lozère. J' avais continué à agrainer et à prendre du poisson. A chaque fois j'avais installé une ligne avec un gros vif qui tournait en rond. Mais rien ne se passait plus. Avait-il déserté le coin ? Après une semaine je n'y croyais plus...quand subitement le gros flotteur plongea. Mon gangster était revenu à la charge. J'avais ferré et bloqué la ligne pour l'empêcher d'aller vers la souche. Il avait pris la direction opposée ou le fond est dégagé. Je m'étais dit: " Cette fois je te tiens, avec mon 35 centièmes tout neuf tu ne casseras plus ". Ses tractions furent brutales et acharnées. Le combat s'éternisa. A deux reprises, juste devant l'épuisette il me narguait et repartait au large. A la troisième fois, devant l'épuisette, il me fit un ultime salut. Il sauta de presque un mètre hors de l'eau et se décrocha de l'hameçon en secouant. Je ne l'ai plus jamais revu. Il devait certainement faire dix à douze kilos.

 

Roland

 

 

 

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 Pêche aux 3 graines

Le 12/08/2011 11:01:00 - Amorce

 

C'est le mois d'août et la canicule s'est vraiment installée ( mais l'automne en 2011). L'eau est devenue très chaude. Sauf sur quelques sempiternels coups du matin ou du soir, assez moyens ou médiocres, nos poissons boudent nos esches. En plus, se lever très tôt n'est pas si agréable en cette période de vacances pour ne pêcher que pendant deux heures. Et puis aux aurores il y aussi le bal des vampires...celui des petites bébêtes qui font ppzz...ppzz... puis vous sucent votre sang et vous agacent, malgré tout l'attirail de produits miracle dont vous disposez pour les faire fuir....

 

Mais en cette période on peut faire les bourriches de l'année en pêchant en journée tout en s'offrant le luxe d'une grasse matinée. C'est la pêche aux trois graines: blé, chènevis et maïs cuit. Cette pêche a en plus le mérite de ne pas être onéreuse du tout. Il vous faudra amorcer un coup pendant trois ou quatre jours à l'avance. Amorcez chaque soir avec une petite boîte de maïs doux, un demi litre de blé et un demi litre de chènevis cuits. Le jour ou vous allez pêcher ne jetez qu'une petite poignée

de chaque sorte de graines en début de pêche. Dès le premier poisson ferré agrainez avec parcimonie toutes les 30 à 60 secondes.

 

Vous aurez de grosses surprises à la pêche la graine. En effet des poissons de taille respectable seront attirés sur votre coup. Vous allez à coup sur prendre des gardons ou des rotengles de 0,500

à 1 kg, des carpeaux, des carassins, de belles tanches, de gros chevesnes.....des poissons dont vous n'aurez même pas soupçonné la présence dans la rivière ou la gravière.

 

Pour la ligne je ne finasse pas. Je pêche avec du 14 % en corps de ligne et du 12 % en bas de ligne. Selon la profondeur, la portance de mes flotteurs varie de 0,70 à 1,50 grammes. Souvent je monte un kit " chènevis " avec un hameçon fin de fer N°16 et un autre " blé-maïs " avec un hameçon N°14 rond WMC.

 

Pendant l'action de pêche il vous arrivera d'avoir une touche à chaque coulée mais vous allez sans cesse ferrer dans le vide. C'est à ce moment là qu'il faut changer de graine, à la place du blé mettre par exemple du chènevis etc...comme par magie vous verrez que vous ne ferrerez plus dans le vide mais avec un gros gardon au bout de la ligne qui nécessite l'usage de l'épuisette.

 

Roland 

 

 

 

http://www.app-seltz.eu/chronique/images_chroniques/graines%20III.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Ratelier pour cannes

Le 27/05/2011 14:55:00 - Matériel

 Il y a des pêcheurs, lorsqu'ils rentrent de leur partie de pêche "jettent " leurs cannes dans un coin du garage, du schopf ou de la cave. Parfois elles tombent parce que le chat ou le petit dernier les renversent. D'autres les posent sur une étagère qui au fur et à mesure des années et de l'achat sporadique de cannes neuves devient trop petite. Pour "s'emparer " le jour d'une partie " de la canne" adéquate il faut alors descendre tout un fagot et faire un tri fastidieux . Pour remédier à tout ces maux je vous propose de faire un petit bricolage tout simple à la portée de tout pêcheur. ( sauf celui qui n'arrive pas à planter un clou dans une citrouille.......) C'est la fabrication d'un râtelier.... ô combien pratique et en plus il évite aux cannes de s'abimer. Le râtelier permet également d'avoir sous les yeux chaque canne individuellement. Il suffit d'avoir 4 planches de coffrage de 120 X 20 X 2,5 cm, 4 équerres de chaise, des chevilles, des vis et des bracelets caoutchouc ( coupés sur de vieilles chambres à air de vélo ). Comme outillage il vous faudra une perceuse, des mèches, une scie à cloche de 75 mm de diamètre, un tournevis et une scie circulaire ou sauteuse.

Percez d'abord les trous de diamètre 75 sur 2 planches aux mêmes intervalles. Sciez en long une des planches dans la longueur pour ne laisser que des demis trous. La troisième planche sera celle du bas mais non percée. La quatrième servira à faire les cotés. Si vous inclinez celle du bas de 20° vers l'arrière les cannes tiendront toutes seules. Mais comme sécurité vous pouvez mettre des vis sur le champ de la planche supérieure et les laisser dépasser du bois d'un cm. Elles serviront à retenir les bracelets caoutchouc et les cannes ne pourront jamais tomber. Voilà vous savez tout sur un râtelier à cannes pratique. Sur les images qui suivent tout est dit.

 

Roland

 

 


 

 

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 Pêche de fin d'hiver

Le 21/03/2011 11:37:00 - Histoires de pêcheurs

 

Mardi dernier le bonhomme hiver répondait aux abonnés absents. La journée était douce et printanière. Tout cela m'a poussé à faire ma première sortie de l'année. Après avoir récolté quelques vers de terreau je me suis rendu sur les berges de la Sauer derrière le camping " les Peupliers ". Sur ce parcours la rivière coule dans un état resté sauvage. Elle offre de nombreux remous ainsi que des " calmes". C'est vraiment l'idéal pour une pêche de fin d'hiver à roder. C'est excellent pour prendre de beaux chevesnes ou de belles vandoises.

 

Je me suis équipé d'une canne anglaise de 14 pieds (4,20 m ) et d'un petit moulinet série 2000 avec frein avant. Le moulinet est garni de fil en 16 centièmes. En fin de ligne j'ai mis un micro émerillon et un bas de ligne de 40 cm en 12 centièmes. J'ai monté un stick de 2 grammes. La plombée a été répartie en trois groupes dégressifs sur 40 cm. Comme hameçon, j'ai mis un VMC spécial anglaise référence 7011 BN n° 16.

 

Ainsi équipé et sans amorce je suis parti roder de coup en coup sur un kilomètre. Au premier coup j'ai fait plusieurs belles coulées de 20 mètres entre le calme et des remous. Le résultat: trois hameçons restés dans les souches enfouies sous l'eau. Sur le deuxième coup, une coulée magnifique.......mais aucune touche....sur le troisième coup.....un bas de ligne à changer....mais aucune touche. En allant de coup en coup mon paquet d'hameçons s'est progressivement vidé.....mon épuisette est restée sèche et mes jambes commençaient à fatiguer. C'était une magnifique bredouille et une très belle journée sur les berges.

 

Roland

 

 


 

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 Panier siège

Le 23/01/2011 11:21:00 - Matériel


 

Amis pêcheurs, ci-dessous je vais vous présenter mon panier siège. Lors de mes sorties je le pose sur un ponton en aluminium de 90 X 70 cm. Aux pieds du ponton; je fixe mes supports cannes, bourriche, tablette à esches etc... Mais revenons au panier siège. C'est avec les années et l'expérience aidant que j'ai aménagé les casiers...il existe certes mieux. Chaque objet a sa place dans ma caisse. Cela me permet de tout retrouver rapidement sans avoir à chercher dans un sempiternel foutoir comme j'en vois souvent chez des amis pêcheurs.

 

 Dans le coffre bas en vert, je mets mes frondes, un étuis avec des wagglers et des chiffons.

 

 Le premier tiroir est destiné aux fils, hameçons, plombs styl et sondes.

 

 Le second tiroir renferme plein d'accesoires utiles: dégorgeoirs, ciseaux, pince à plomb, bougie pour lubrifier les emmanchements de cannes, démonte plomb, élastiques, feutre pour marquer le fil à la pêche à l'anglaise, plomb anglaise, canif...etc...

 

 Suit un casier avec deux supports pour bas de lignes et des lignes mi lourdes.

 

 Dans ce casier je range des lignes de 0,40 à 1,20g. Chacune porte une étiquette mentionnant le poids de la plombée, le diamètre du fil et la taille de l'hameçon.

 

Le dernier casier contient une boîte à malice avec des embouts pour canne, un thermomètre dans un étui plombé, du ruban adhésif, un petit morceau de savon, du sparadrap en cas de coupure, des olivettes, du liquide glisse pour élastique et plein de petites choses utiles....

Voilà, mon panier siège n'a plus de secrets pour vous.....

 

Roland

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 Les asticots

Le 13/01/2011 14:15:00 - Esches

 

Amis pêcheurs,

ne ricanez pas. Je vais vous parler d'asticots. Vous les achetez chez votre détaillant. Une fois arrivé sur le lieu de pêche... vous les sortez sortez de leur emballage...et vous allez pêcher avec ces bestioles qui hument bon l'ammoniac

de leur urine....mais que nenni.... vous avez tout faux.

 

 

 

Il y a encore 40 ans, les bloches achetés dans votre magasin de pêche étaient de très mauvaise qualité. Le pêcheur en avait quelques-uns qui remuaient dans la petite boîte à trous-trous au milieu d'une sciure nauséabonde. Ils étaient durs comme du carton.

 

Heureusement, grâce aux compétiteurs anglais, qui avaient des larves bien supérieures lors des championnats internationaux, tout a été amélioré. Quelques pêcheurs gaulois et cartésiens se sont penchés sur le problème.

Daniel Maury, grand pêcheur et journaliste halieutique, est allé à l'époque glaner quelques secrets des pêcheurs britanniques.

 

Plus un asticot est frais, plus il est mou; moins il se fera recracher par les poissons lors d'une pêche difficile. La première chose est la suivante: lorsque vous avez acheté des asticots, tamisez-les tout de suite après être rentré chez vous. Pour tamiser vos larves, prenez un tamis à amorces à mailles toutes fines. Chaque détaillant en propose à la vente.

 

Une fois tamisés; immergez-les dans du son frais et mettez-les au réfrigérateur à 4°. Si Madame n'aime pas ces gentilles bestioles dans le frigo de la dernière  cuisine américaine toute neuve; faites profil bas et allez chez Emmaüs. Vous trouverez certainement un petit modèle à prix très doux. En plus dans votre garage ou cave il sera également utile pour rafraichir une bonne mousse ou un vin à bulles en été.

 

N'achetez pas les asticots en portion. Préférez en prendre ½ ou 1 litre purs.

Vous serez gagnants. Bien bichonnés ils se conservent jusqu'à 4 semaines dans votre réfrigérateur. En plus; incorporés à l'amorce ou frondés ils attirent les poissons sur votre coup.

 

Une dernière petite astuce. Avant de partir pêcher, tamisez à nouveaux vos larves. Ne partez qu'avec des asticots purs. Rajoutez une cuillerée à café de curcuma à vos bloches. Ils sentiront bon.

 

Roland

 

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 Farines et terre

Le 18/12/2010 09:21:00 - Amorce

« La plaine est blanche, immobile et sans voix

mais on entend un chien qui hurle au coin d'un bois. »

Guy de Maupassant

 

Ce matin, pas de pêche, mais pelle à neige et ensuite un petit article sur l'amorce pour bien commencer la journée.

 

Une amorce se compose de quatre choses qui ont chacune leur importance.

 

 

1° le squelette de l'amorce: ce sont les farines de base, chapelure de pain, farine de maïs ou semoule, biscuits broyés et moulus etc...

 

2° le produit collant: le PV1 ou protéine végétale de 1ère qualité. Le PV1 est une alimentation pour bétail constituée de restes de distillation de betteraves sucrières et de céréales. Grâce à son fort pouvoir collant il est indispensable dans toute amorce.

 

3° Le produit dispersant: le coco belge fera travailler votre amorce horizontalement tout comme la coriandre moulue. Le chènevis moulu grillé ou ébouillanté la fera travailler verticalement.

 

4° La terre: lorsque vous amorcez, vous voulez attirer les poissons sur le coup. Vous ne voulez pas les gaver ou les nourrir. Pour éviter ces deux inconvénients on va mettre de la terre dans l'amorce. Pour les eaux dormantes ou à faible courant c'est de terre de Somme ( lœss ). Pour des courants plus soutenus il suffit de tamiser une taupinière dans un pré. Si vous avez affaire à un courant très fort rajoutez des petits gravillons à la terre de taupinière. La proportion de terre dans l'amorce va de 30% en été à 50% en hiver.

 

Important: la meilleure amorce ne sert à rien si elle n'est pas préparée correctement. Tout d'abord il faut la mouiller progressivement, après le 1er mouillage rajouter la terre, puis un peu d'eau jusqu'à obtenir un bon mélange.

Laisser reposer le tout quelques minutes puis tamiser l'amorce. Le tamisage vous fera gonfler l'amorce et évite d'avoir des parties plus sèches que d'autres. (grumeaux ) Hélas, à mon grand dam je vois rarement des pêcheurs tamiser. Dommage pour les amorces haut de gamme utilisées et qui vont mal travailler par manque de tamisage.

Certains vont peut-être se dire que j'ai oublié de mettre des additifs dans ma musette. Le seul qui soit efficace est l'eau de cuisson du chènevis qui par ses effluves attirera les poissons sur votre coup. Si vous cuisez des graines de chanvre ne jetez surtout pas ce précieux jus. Utilisez-le pour mouiller votre amorce. En plus il se congèle très bien.

 

Pour conclure: l'amorce miracle n'a pas encore été inventée... cela se saurait certainement.

 

Roland

 

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 Le vieil homme

Le 16/12/2010 10:42:00 - Histoires de pêcheurs

 
 
Il est stupéfiant de constater le nombre d'années que l'on met parfois à comprendre certaines choses, certains faits, certains gestes. Je n'ose penser à tout ce nous ratons en « passant à côté ».

Raymond et moi pêchions souvent dans le Rhin à Gambsheim. Le vieux Seppel nous rendait toujours visite. Il avait un vélo aussi vieux que lui auquel était attaché une canne en bambou. Sur le porte bagage était fixé une musette contenant certainement ses lignes et du petit matériel. Il nous racontait toujours sa rivière et les pêches de son jeune âge, les poissons gros comme ça, les paniers pleins, les luttes interminables et les casses, les carpes ceci, les brochets cela. Pour finir il avait toujours les mêmes mots: « maintenant je n'pêche plus, ça fais longtemps que je n'pêche plus ».

Je ne comprenais pas pourquoi le vieux Seppel se promenait le long du Rhin avec sa canne sans pêcher. J'ai cru qu'il trichait avec lui même, qu'il ne voulait pas reconnaître sa vue trop basse et ses doigts devenus imprécis.

Plus de quarante ans plus tard, je me suis rendu sur un coup que j'avais amorcé depuis plusieurs jours. Il faisait beau et calme...Personne...Les poules d'eau m'amusent...la rivière coule doucement en murmurant à peine...un rat d'eau traverse tranquillement en laissant un sillage...un martin pêcheur vole très vite,il est pressé...il y a beaucoup d'alevins à mes pieds, l'année a été bonne pour le frai... tien une belle chasse de perche... cet herbier est plus grand que l'année dernière... ici un saule est tombé dans l'eau... un sacré banc d'ablettes par la...

Tout à coup je prends conscience d'une chose extraordinaire: depuis plus d'une heure je marche de méandre en méandre, de saule en saule, d'herbier en herbier. Depuis plus d'une heure je pêche sans pêcher. Ma canne et mon panier siège sont restés dans la voiture.

Roland

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 Entretien des cannes

Le 15/12/2010 10:21:00 - Matériel

Ce matin en regardant par la fenêtre j'ai constaté qu'il avait encore neigé cette nuit. En me tournant vers la cheminée de mon salon, j'ai vu les gardons et les carpes se réchauffer au coin du feu !!!!!!!!! J'ai donc décidé de ne pas aller à la pêche aujourd'hui mais d'entretenir mes cannes.
 

 
Je vais laver tous les brins de ma canne à emmanchement avec de l'eau savonneuse et une éponge. Je ferai de même avec ma canne télescopique. Mais tout d'abord je démonterai le bouchon du talon pour sortir les brins. Ma canne pour la pêche à l'anglaise subira le même sort. Je porterai un soin particulier aux anneaux. Je les passerai à la loupe pour voir s'ils n'ont pas de rayures qui pourraient endommager le fil. Le talon en liège sera également lavé à l'eau savonneuse et à l'éponge.

Ah! ces fameux talons en liège qui prennent tout le mucus des poissons et les traces d'amorce qui collent aux doigts. Combien de pêcheurs laissent le film protecteur en matière plastique sur le liège pensant bien faire. Ce film ne sert qu'à garder le talon propre en magasin. Ils font ce qu'il ne faut pas faire. Le liège est un produit naturel qui respire. Sous le plastique il va moisir. En plus le touché du liège est bien plus agréable que celui du plastique.

Une fois les cannes lavées et séchées, je vais frotter de la bougie sur les emmanchements. Inutile de faucher un cierge à votre curé. Un petit morceau de 15 mm de diamètre et de 5 cm de long fera l'affaire. La paraffine empêchera les brins de se bloquer et évitera l'usure.

Pour terminer j'enduirai mes cannes avec un produit en aérosol pour « intérieur de voiture ».

Une fois le produit vaporisé, je passerai un chiffon doux sur le blanck. Et voilà, mes cannes auront à nouveau l'aspect du neuf et seront rangées dans leurs étuis sur un râtelier.

Roland
 
 

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